Madrid brille de mille feux.

La maison blanche. Le surnom en dit déjà long sur le statut et l’importance du club principal de Madrid. Le Real de Madrid a toujours été un grand d’Europe, pour ne pas dire le plus grand. En effet, le club de la couronne qui compte 9 ligue des champions (dont les 5 premières) soit le meilleur palmares européen, a depuis toujours été le graal de tous les joueurs de renommée mondiale. De Kopa a Cristiano Ronaldo, les merengue ont séduit une pluie de stars du ballon rond; et avec la réélection de Florentino Perez et le retour à l’ère des galactiques, la tendance ne va que s’amplifier. Aussi, la politique de recrutement mise en oeuvre par les madrilènes crée d’un côté un élan de passion, et d’un autre côté une pléiade de critiques exacerbées. Constat.

Madrid baignée dans le luxe.

Il y a 1 an, le Real surprenait avec un style de recrutement nouveau et inspiré par le rival barcelonnais. Drenthe, Van der Vaart, Sneijder, et Huntelaar venaient rejoindre leurs compatriotes bataves Van Nistelrooy et Robben. Moins de paillettes pour un pari sur l’avenir, et une teinte orange au blanc immaculé de Madrid, cela ressemblait effectivement beaucoup au Barcelone des années Cruyff. Avec les titres en moins, puisque malgré un bilan en championnat plus que louable, les merengue échouèrent sur la deuxième place, laissant ainsi la lassitude prendre le pas sur la patience. C’est le moment que choisit le PDG du plus grand groupe de BTP espagnol, Florentino Perez, ancien président déchu, pour revenir sur le devant de la scène, avec des idées et des sous plein les poches. Grâce à un réseau phénoménal et à la confiance que lui accorde les banques, le nouveau patron, fier d’annoncer la rédemption prochaine de sa maison blanche, rétablit ainsi le système des galactiques. Galactique, même le mot brille. Et Kaka, Cristiano Ronaldo, et Benzema, en attendant d’autres, s’envolèrent vers l’or de Madrid. Depuis les socios pavoisent et s’imaginent déjà sur le toit de l’Europe, faisant un pied de nez aux catalans, et mettant ainsi fin à leur hégémonie de l’an passé. Mais d’ores et déjà, les sommes dépensées et l’image d’une équipe de rêve qui se dessine, suscitent la stupéfaction sur le monde du football.

Le luxe choque.

Seulement voilà, se construire une équipe de rêve grâce à la qualité d’un centre de formation, ou du flair d’un entraîneur suscite plus d’admiration qu’empiler des millions. Pire même, cela choque. Près de 200 millions d’euros ont été dépensés et suivront encore quelques dizaines, sans compter les rémunérations astronomiques offertes aux néo-galactiques. Conséquence logique, Madrid sera l’équipe qui fait rêver mais peut-être aussi une équipe à battre voire même à abattre. Après c’est à chacun de choisir entre les strass et les paillettes du Real ou le coeur et la force d’un Liverpool par exemple. Autre répercussion, cette fois-ci pécunière, l’inflation provoquée en partie par la politique cavalière et un tantinet dépensière du Real, freine les autres cadors européens dans leur recrutement. D’autant plus que Madrid ne sera pas le seul à flamber cet été, puisque le Manchester City d’Abu Dhabi qui n’a pourtant pas flâné jusqu’alors (Santa Cruz, Barry, Taylor, Tevez ?) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. En tout cas, à Madrid l’heure est à l’insouciance, et Florentino Perez peut chanter que sa petite entreprise ne connait pas la crise. Rendez-vous dans un an.